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Nous avons déjà traité dans une dizaine d’articles de notre revue des petits trains qui ont sillonné les Ardennes et nous avons consacré en 1986 un ouvrage, écrit par Gérard Blondeau, sur le « Bouillonnais » qui allait de Sedan à Bouillon.

Le livre de Lysiane Pascolo est donc le second que nous consacrons à une ligne internationale puisqu’elle relia elle aussi la France et la Belgique !

Fruit de recherches nombreuses, il nous plonge dans un autre monde, celui dans lequel vivaient les habitants de la Semoy à la fin du XIXe siècle. Ils étaient alors considérés comme de « laborieux montagnards » puisque, selon le rédacteur en chef du Petit Ardennais, Albert Meyrac, à Tournavaux une « haute montagne sépare la Meuse et la Semoy » et que « derrière Braux se trouve la montagne ».

Pendant vingt ans, dans ce paysage accidenté se déroule une des batailles les plus méconnues sur lesquelles Lysiane Pascolo lève le voile : celle qui opposa les communes par lesquelles doit passer le petit train. Sont âprement disputés le tracé de la voie – rive gauche ou rive droite ? – l’implantation des haltes, au mètre près ou presque, l’édification ou non de pont sur la Semoy, la répartition des sommes qu’elles doivent verser.

Une autre bataille a lieu aussi entre les deux grands journaux locaux : le radical Le Petit Ardennais et le catholique Le Courrier des Ardennes. Chacun d’entre eux attribue les avancées de la construction aux hommes politiques qu’ils soutiennent. Chacun relaye les pétitions selon ses propres opinions. Vous constaterez qu’à l’époque le style des journalistes était souvent épique et que les duels épistolaires entre journaux ne s’effectuaient pas à fleurets mouchetés.

Lysiane Pascolo n’omet pas de conter ensuite la vie quotidienne des voyageurs dans un petit train, pas toujours chauffé au cours d’hivers glaciaux et certains trajets ponctués d’une série d’incidents et d’accidents comiques et malheureusement parfois tragiques.

Elle revient ensuite sur les disparitions du « Petit train » pendant les deux guerres et ses pénibles résurrections. Maintenant, si la ligne est fermée, ce livre la restitue en terminant par des photos émouvantes des vestiges de cette épopée, vous incitant à les découvrir en vous livrant à une promenade pédestre le long de l’ancien tracé de « P’tit Train de la Semoy ».

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